Le Buriganga - la maison-barque, un habitat rude et marginal

2008.02.00 #0

23°42'35''N 90°23'43''E

2008.02.00 #0


Il existe différents stades dans le phénomène de bidonvilisation, mais il en est un qui demeure particulièrement rude pour ses habitants, la maison-barque. Cet habitat flotte à l'abri des regards et des convoitises, autrement dit sur les eaux croupissantes des bras morts du Buriganga et des divers effluents de la ville.

Ces maisons-barques manifestent la marginalisation d'une minorité dhakaia qui, aux dires des autres Bangladais, est peu fréquentable. La plupart de "ces gens-là" n'est ni musulmane, ni hindoue, mais de diverses confessions tribales, ce qui ne favorise pas franchement les considérations sociales portées à leur égard. Ils sont, dans les faits, bannis de la communauté urbaine et vivent plus que quiconque au gré des moussons.

Cet habitat est plus que sommaire, puisqu'il tient à la fois lieu de cuisine, de salon et de chambre à coucher. Ses habitants, comme beaucoup d'autres, vivent des petits métiers qu'offre la capitale, mais ceux-là se distinguent en confectionnant des bijoux qu'ils agrémentent notamment de peaux de cobras, chassés le long des berges.



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