Le chantier naval se trouve sur la rive sud du Buriganga.
Son emplacement hérite de la mise en valeur originelle de la ville puisque le secteur a longtemps été délaissé par l'urbanisation au profit de la rive nord.
Aujourd'hui, la réduction du lit mineur (en largeur comme en profondeur) empêche les plus grands navires de s'y rendre pendant la saison sèche.
Bon nombre des compétences matérielles et humaines du site ont donc été progressivement transférées au chantier naval de Narayanganj, à une quinzaine de kilomètres plus au sud.
Néanmoins, des cargos de moyen tonnage sont toujours fabriqués à Dhaka.
Les armatures squelettiques y côtoient les immeubles et le tout forme un spectacle pour le moins chaotique.
NB. Les chantiers navals sont nombreux au Bangladesh.
Ceux de Chittagong, de Khulna et de Narayanganj sont les plus importants, le premier s'étant spécialisé dans le démantèlement naval.
Leurs succès découlent du coût extrêmement faible de la main d'ouvre locale, une opportunité mercantile qui attire une demande internationale.
C'est d'ailleurs à Chittagong que l'ancien paquebot France devait être originellement démantelé
- en fin de compte, il fut dépecé à Alang, sur le golfe de Khambhat, en Inde.
C'est là qu'on trouve le Alang Ship Recycling Yard, la plus grande concentration de chantiers de démantèlement naval au monde.
On retiendra le grand écart entre les conditions de travail de Saint-Nazaire et celles d'Alang.
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