La criée de Saint-Guénolé a été parmi les premières à comprendre les avantages liés à la vente informatisée des produits de la pêche, un système qui ne fait pourtant pas l'unanimité.
Au début des années 80, le port est en plein essor mais ses structures sont vieillissantes.
En 1986, on décide d'entamer un vaste chantier de restructuration dont le coût s'élève à 16 millions de francs, un projet à moitié subventionné par les collectivités territoriales, l'Etat et l'Europe.
Ce projet consiste à mettre en place une chambre froide de 4.550 m² (pour le stockage des produits débarqués), un convoyeur de casiers (incluant une pesée automatique) et un amphithéâtre de vente informatisée.
En janvier 1987, Saint-Guénolé-Penmarc'h est le premier port bigouden à inaugurer ce type de vente : il est plus fiable, plus transparent, plus rapide et plus confortable.
Si la criée ne se fait plus à la voix, les mareyeurs regrettent surtout de ne plus pouvoir approcher le poisson lorsqu'ils enchérissent.
D'autres désapprouvent même le système des enchères descendantes qui, selon la direction de la criée, assure pourtant une valeur plus équitable au produit.
Les mareyeurs sont obligés d'acquérir chaque lot en fonction de leurs besoins, tandis que la rapidité des achats limite le préjudice qu'encourent les marins pêcheurs à l'égard de leur production.
Quoiqu'il en soit, que les enchères soient montantes ou descendantes, le système reste pervers :
lorsqu'une tempête se lève, les marins savent que le cours du poisson montera et certains n'hésiteront pas à prendre la mer.
NB. En 2000, le port de Saint-Guénolé a fait l'objet d'une refonte complète de son équipement informatique en reliant notamment le logiciel de vente avec internet.
Ce remaniement a permis de dynamiser la productivité du port, autrement dit sa compétitivité.
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