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ÉLÉPHANTS SANS FORÊT LA GUÉRILLA PAYSANNE

Balle, Karnataka, Inde. Munis de brosses dures, un homme et deux enfants nettoient le corps d'un éléphant couché dans la rivière. Cette opération permet d'enlever la boue séchée, les parasites et les algues qui recouvrent la peau épaisse mais sensible de l'animal. C'est aussi un moyen de le rafraîchir, et un moment clé dans la confiance établie. Le métier de cornac, ses connaissances et ses techniques, se transmettent souvent de parent à enfant.

En Inde, les peuples autochtones (adivasis) entretiennent depuis des siècles une relation étroite et complexe avec la nature, en particulier les éléphants qu'ils considèrent à la fois comme des créatures sacrées et comme des compagnons essentiels dans leurs activités quotidiennes.
© VINCENT ESCHMANN / AGENCE ZEPPELIN
La cohabitation entre les Indiens et les éléphants sauvages atteint un point de rupture. Bousculés par la déforestation et la pression démographique, ces grands herbivores s'aventurent chaque nuit dans les cultures et les nouveaux villages, provoquant des affrontements de plus en plus violents, parfois mortels. Un conflit ancien, mais aggravé par la rupture des corridors naturels. Entre peur, colère et fascination, les habitants montent la garde et improvisent des défenses armées. A contrario, l'association Hati Bondhu propose un modèle de coexistence avec le bel animal.